Envie démesurée de Partir. Disons qu'au final ce goût amer que l'on me transmet ne me donne pas envie de rester ici*. Pourquoi. Pourquoi est-ce si difficile de ne pas trouver ici ce dont j'ai toujours était privée. Pourquoi à chaque fois c'est la même chose. Et on s'étonnerai que mon voeux du vendredi soir le plus cher serait de m'enfuir avec eux. De ne pas avoir de comptes à rendre, à personne. De ne pas se justifier. De ne pas chercher à avoir raison ou avoir tord. De ne pas regretter d'avoir dit certaines choses que l'on ne pensait pas forcément. Vivre sans se soucier de ce problème qui pèse depuis 17 ans. Je n'aurai soit disant pas le droit de me plaindre. Peut-être qu'il y a une part de vrai. Je sais que c'est dix fois pire ailleurs, seulement voilà, ailleurs, c'est aussi ici*. Cet endroit m'étouffe, les gens qui y résident ne me comprennent pas ou plus. Alors peut-être que l'an prochain ça sera différent. Peut-être que je serai chanceuse, ou bien que ce que je fourni suffira. Peut-être qu'enfin je pourrai partir d'ici* qui était à présent tout ce que j'avais. Mais il y a une fin à tout. Ne serait-ce pas plutôt le début de quelque chose...